Biographie

GOLDPAULGOLD est un artiste originaire de Nantes, vit et travaille à Arles. Après des études de Lettres Modernes, il suit une formation photographique où il développe sa recherche dans le domaine de l’autoportrait et s’initie à l'Art vidéo. En parallèle, il crée un squat artistique avec un collectif de photographes, appelé “L’Appartement”, pendant les Rencontres de la Photographie.

Il crée un festival d’Art vidéo pendant dix ans avant de se consacrer totalement à sa vie artistique. En utilisant le medium photographique puis la vidéo, GOLDPAULGOLD se met en scène. En 2000, il crée la série "Etienne D. que la fête commence" dans laquelle il retrace à travers des autoportraits en polaroid, la vie d’un citoyen américain qui est devenu subitement un assassin sur un site touristique. Puis, il consacre sa recherche sur Goran Jelisic en 2001, l’Adolf serbe, et invente une iconographie proche des images d’Hitler avant son avènement au pouvoir.

Exploitant la video, GOLDPAULGOLD se met en scène pour montrer sa solitude : "Discothèque" 2004, pour dénoncer avec derision des thèmes sociétaux comme la pédophilie : "Salle de bain" 2002, la mort : "Tunnel Way" 2002 et la peine de mort : "La Chaise" 2008. En 2008, il crée un parc d’attraction intitulé "Traumaland" où le spectateur pouvait traverser des univers mêlant le drama à un imaginaire de contes : “Le charnier”, "Le couloir de Barbel", "Red Forest".

GOLDPAULGOLD s’intéresse depuis 2010 aux voitures accidentées, aux pneux éclatés sur les bords de la route. Il aime se réapproprier ces épaves laissées à l’abandon et les transformer, leur donner une deuxième vie. Il les magnifie en utilisant la peinture or et investit l’habitacle d’ornements pailletés et parfois de boules à facettes.

Il intègre dans ses installations des objets de récupération accompagnés d’une symbolique forte voire violente : les bouteilles de gaz : "Le Baiser" 2015, le "Bien-être" 2016, bouteille de gaz habillée d’une mosaïque de médicaments et le fil barbelé avec "Harp&Barbel" 2017.

Aujourd’hui, GOLDPAULGOLD s’affranchit de toutes frontières et territoires, il s’exprime à travers la photographie/témoin, la peinture, la vidéo, la sculpture et l’installation pour mettre en exergue les blessures humaines, les souffrances, les déchirures, les dépendances dans un climat féérique et magique. Il s’agit ici d’appréhender le monde, de le transformer, le transfigurer pour mieux le transcender.

Interview